La compagnie ferroviaire a lancé fin novembre un appel
d'offres afin de redresser les comptes de la restauration embarquée. Service à
la place, chariots ambulants, distributeurs automatiques ou nouveaux
wagons-bars, plusieurs pistes sont envisagées.
L'appel d'offres, lancé fin novembre pour une clôture
le 25 février, est réparti en plusieurs lots, l'un portant sur l'offre produits
et l'autre sur la gestion de la partie logistique.
La SNCF cherche une nouvelle recette pour sa
restauration embarquée. La compagnie ferroviaire a lancé un appel d'offres qui
devrait lui permettre de mieux adapter le service aux temps de trajets et de
redresser les comptes de cette activité déficitaire.
Le défi lancé par la compagnie ferroviaire ? Parvenir
à imaginer un modèle économique de restauration embarquée à la fois solide et
réplicable tous les jours, sur 800 trains et par 15.000 de ses agents. L'appel
d'offres, lancé fin novembre pour une clôture le 25 février, est réparti en
plusieurs lots, l'un portant sur l'offre produits et l'autre sur la gestion de
la partie logistique, détaille une source proche du dossier. Il concerne
notamment les bars TGV, la restauration à la place ainsi que la vente
ambulante. Des options sont envisagées pour les TGV sur des trajets supérieurs
et inférieurs à deux heures pour une mise en service à l'été 2013.
"L'offre devrait être différente selon le temps
de parcours et aussi selon le moment de la journée où l'on voyage", a
expliqué à l'AFP cette source. A terme, la compagnie ferroviaire souhaite
pouvoir proposer un mix, selon les trains et la distance, entre la restauration
au siège, souhaitée en 1ère classe, les chariots ambulants, la voiture-bar et
les distributeurs automatiques.
Coût annuel de la restauration embarquée: plus de 50
millions d'euros
"Certes le bar a un coût mais il est apprécié par
les Français et donc difficile de le supprimer même pour envisager d'en faire
un espace de restauration différent", explique-t-on en interne. Mais
petits prix obligent, il devrait toutefois être absent des TGV low cost qui
s'élanceront, au printemps prochain, de la région parisienne vers le sud de la
France.
"Il s'agit d'imaginer, de réinventer la
restauration à bord des TGV, sans tabou, sans limite", expliquait-on il y
a quelques semaines à la SNCF. L'idée étant de "favoriser l'expression
créative", de "faire émerger des concepts en rupture", pour les
produits, mais aussi l'aménagement et la décoration du wagon bar, ou encore les
modalités de service. Autre défi, améliorer la rentabilité d'une activité qui
ne parvient pas à l'équilibre grâce aux seules recettes des ventes et fait
l'objet d'une subvention versée par la SNCF au concessionnaire.
Selon des informations de presse, la restauration à
bord des trains coûterait plus d'une cinquantaine de millions à l'entreprise
publique. "C'est 10 à 20 fois plus compliqué que pour les avions, car il y
a 10 à 20 fois plus de gares de départ", et autant de sites à
approvisionner en produits frais, expliquait récemment à l'AFP Jean-Philippe
Molinari, président de Cremonini France, concessionnaire depuis 2008 de la
restauration à bord de tous les trains, excepté le TGV-Est, et candidat à
l'appel d'offres.
Paul, Dailymonop' ou Brioche Dorée bientôt dans les
trains?
Son principal concurrent Newrest, qui a repris en 2010
la Compagnie des Wagons-Lits, propose d'installer à bord des trains des
enseignes connues de la restauration rapide. La société, qui n'intervient pour
l'instant que sur le TGV-Est, a créé une coentreprise avec Elior, spécialiste
de la restauration concédée sur autoroute, dans les gares et les aéroports, qui
exploite en exclusivité certaines enseignes comme Paul ou encore Exki.
Sans pour autant éliminer les partenaires avec
lesquels elle collabore depuis longtemps la SNCF n'écarte pas l'idée d'ouvrir
la porte à de nouveaux professionnels de la restauration, par exemple pour
redéfinir ses cartes de menus. Lors d'un récent appel à idées, Dailymonop',
Paul ou Brioche Dorée ont apporté leur contribution, ces deux dernières pouvant
faire valoir leur expertise pour réinventer le "sandwich SNCF".

vraiment trop proche du texte initial...
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